Le Pasteur Kas condamné à 10 ans de prison, le Père de Meda 10 ans avec déchéance de l’autorité parentale par la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe

La Rédaction • 12 janvier 2026

Le Pasteur Kas condamné à 10 ans de prison, le Père de Meda 10 ans avec déchéance de l’autorité parentale par la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe

La Cour d’appel de Kinshasa/Gombe s’est prononcée, lors de son audience du jeudi 12 décembre 2024, dans l’affaire enregistrée sous le RPA n°13882, opposant le Ministère public et la LIZADEEL, partie civile, au pasteur Pierre Kasambankana Mikomba et à ses coaccusés.


À l’issue de cette audience, la juridiction du second degré a déclaré les prévenus coupables et a confirmé des peines de servitude pénale principale à leur encontre. Le pasteur Pierre Kasambankana Mikomba, également connu sous le nom de « Kas », a été condamné à dix (10) ans de prison. Le père biologique de la victime, Daniel Nzuzi Mabiala, a également écopé de dix (10) ans de servitude pénale, assortis de la déchéance de son autorité parentale sur sa fille Meda.


Par ailleurs, Ngoma Zantoto Jean-Claude, officier de l’état civil impliqué dans l’établissement d’une fausse attestation de naissance de la mineure, a été condamné à douze (12) mois de servitude pénale principale.


En ce qui concerne la situation de l’enfant, la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe a décidé de confier la garde de Mabiala Mawolo Meda à l’ONG LIZADEEL, en sa qualité de partie civile, afin d’assurer sa réinsertion sociale, scolaire et socio-économique.


Pour mémoire, le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe avait déjà rendu un premier verdict le 7 juin 2024, condamnant le pasteur Kas et ses coaccusés à onze (11) ans de servitude pénale chacun pour plusieurs infractions, notamment mariage forcé, incitation de mineurs à la débauche, harcèlement sexuel, ainsi que faux et usage de faux.



Il convient de rappeler que le pasteur, connu pour sa polygamie, avait été interpellé le 8 janvier 2024 à Kinshasa, après avoir contracté un quatorzième mariage à Moanda, dans la province du Kongo Central, avec la jeune Meda, alors mineure.

par La Rédaction 19 mars 2026
Une affaire de harcellement sexuel impliquant une mineure dans la commune de Limete a été portée à la connaissance de la Ligue de la Zone Afrique pour la Défense des Droits des Enfants et Élèves, (LIZADEEL). Résidante sur l'avenue Bobozo, 7eme rue/quartier industriel dans la commune de Limete, la jeune fille âgée de 14 ans, a été soumise à une situation de harcellement par un homme présenté comme âgé de 23 ans. Selon la mère génitrice la victime, cette affaire remonte à il y a deux ans. Elle souligne à cet égard que l’enfant, visiblement enceinte, a été systématiquement contrainte à donner un consentement forcé, et appelle à ce que la justice soit rendue à l’encontre de l’auteur des faits. Ce cas de harcèlement visant des mineures à travers la capitale n’est pas isolé. Il relance le débat sur la protection des enfants et la lutte contre les viols perpétrés à l'insu des organisations de défenses des droits des personnes vulnérables. Dans les rues de Kinshasa, des jeunes filles à bas âge subissent des situations dont elles ont du mal à s'en sortir. Raymond Okeseleke
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La Ligue de la Zone Afrique pour la Défense des Droits des Enfants et Élèves (LIZADEEL) organise, incessamment à Kinshasa, la troisième édition du concours « Mathématiques au féminin », une initiative visant à valoriser les compétences des jeunes filles dans les disciplines scientifiques. D’après Mme Esther Kay, Program manager et initiatrice du concours, cette activité s’inscrit dans le cadre d’un programme de lutte contre les inégalités de genre dans les filières scientifiques ainsi que dans les carrières dites sensibles en République démocratique du Congo. Conçu avec une vision nationale, ce programme se déploie en trois phases et ambitionne de s’étendre progressivement dans d’autres provinces du pays. À Kinshasa, cette troisième édition couvrira les cinq provinces éducationnelles, à savoir Lukunga, Funa, Tshangu, Plateau et Mont-Amba. Elle se déroulera en trois étapes : la phase de lancement est prévue le vendredi 20 mars 2026 avec la participation de 400 candidates ; la deuxième phase interviendra le 27 mars avec 250 participantes ; enfin, la troisième phase prévue le 3 avril 2026, réunira 150 candidates. Soutenue par plusieurs partenaires, dont Airtel, cette initiative vise à promouvoir l’excellence scientifique chez les jeunes filles, à déconstruire les stéréotypes de genre et à démontrer que les femmes disposent pleinement des capacités nécessaires pour évoluer dans des domaines longtemps considérés comme réservés aux hommes. Raymond Okeseleke
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RDC/Justice : Impayée depuis 20 ans, une greffière de Kasangulu entre la vie et la mort, alerte la Lizadeel